Interview d’un utilisateur de la doume

interview utilisateur doume

Nous avons interrogé Pascal, utilisateur de la doume depuis quelques semaines.

Parlez-nous un peu de vous…

Je m’appelle Pascal, j’ai 53 ans, 5 enfants et 1 petite fille. Ma fonction de professeur d’économie m’amène à parler de la monnaie à mes élèves : ses différentes formes, son utilité et ses utilisations. Par conséquent, je suis très soucieux de laisser en héritage à ces derniers une planète vivable. Dans l’état actuel de notre développement, force est de constater que l’économique a trop pris le dessus sur l’écologique et le social. Repenser l’économie me semble indispensable pour limiter la destruction massive de nos ressources naturelles et forger de nouveaux liens sociaux, plus collaboratifs et participatifs.

Pourquoi avoir fait le choix d’utiliser la doume ?

J’ai tenté l’aventure de la monnaie locale complémentaire, il y a quelques semaines. Changer mes premières doumes fut d’abord un acte à portée éducative : plutôt que de parler de manière théorique, j’ai montré, fais toucher à mes élèves ces nouveaux billets permettant des échanges de proximité. Ça existe dans la vraie vie ! Ce n’est pas de la dinette ou du Monopoly…

Où utilisez-vous la doume ? Quel produits/services achetez-vous avec cette monnaie locale ?

Changer mes premières doumes a été un acte militant : m’ENGAGER à privilégier des achats de proximité auprès de « prestataires » qui respecte la charte de la doume. Amapien à l’AMAP de Romagnat, je privilégie l’achat de denrées « de saison », souvent « bio » ou produites de manière raisonnée, par des producteurs locaux. J’ai également dépensé mes doumes dans un restaurant situé à Aubière ou dans un café-lecture de Clermont.

M’engager à ne plus acheter à grands coups d’euros, des produits à fort impact carbone – parce que venant de loin – alors que ces mêmes produits peuvent être fabriqués, transformés, élevés à côté de chez moi, qui plus est, en créant des emplois ici, voilà ce vers quoi je veux tendre.

Mon utilisation de la doume est encore minime, mais c’est un début qui m’incite à chercher de nouveaux prestataires vers lesquels je pourrais utiliser cette monnaie complémentaire.

Quels arguments donneriez-vous à quelqu’un qui n’est pas convaincu par la doume ?

Si je devais essayer de convaincre un doume-sceptique, je lui dirais que ce n’est pas par hasard qu’il existe des centaines de monnaies locales dans le monde, avec des exemples de très belle réussite, comme je l’ai vu récemment dans le film « DEMAIN », encore projeté à Clermont-Ferrand. Je ressens une volonté de changer d’économie, d’inventer de nouvelles formes d’échanges de biens et de services, de nouvelles formes de lien social…

La doume est un outil qui peut contribuer à ces changements alors échanger vos premiers billets et chercher le vendeur d’ail, de patates, de fromages, de poissons, le coiffeur, le bar, le restaurant, l’électricien, la ressourcerie, l’architecte… qui s’engagera à respecter la Nature et les Hommes. Ne cherchez pas à abandonner l’Euro, ce n’est pas le but, modifier petit à petit vos modes de consommation à introduisant des doumes dans votre porte-monnaie.

Merci à Pascal, pour nous avoir accordé du temps, pour son témoignage et son engagement favorisant l’économie locale auvergnate !

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